Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

Poésie française... Poesìa mentounasca...

dimanche 17 avril 2005 par bergio
Poésie française...

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Du clapotis de l’eau près de son Bastion

s’envolent des odeurs de Méditerranée.

Costumes de couleurs, capelines dorées

éveillent la mémoire de ma belle Menton.

Il y a des poissons, recueillis aux filets,

les légumes et les fruits emplissent les paniers.

Tous les badauds s’empressent auprès des charretons

car, sur le port s’écrit l’histoire de Menton.

La chanson des vallées, restanques familières,

Jusqu’au pied des ruisseaux ne sont que pépinières.

Héritage éphémère, c’est notre « Topia »

endroit privilégié de la « campagnata ».

Du Boirig au Carei, « Annonciade-Puypin »

résonne en notre cœur comme :« ancien Campanin ».

Et nos quatre vallées s’inscrivent dans la main,

Les cinq doigts écartés. C’est comme un parchemin !

Le Gorbio, le Boirig, le Carei, le Fossan,...

s’écoulent entre nos doigt...Les souvenirs d’antan,

les saveurs enivrantes et subtiles d’été

remontent des jardins, de citrons embaumés.

Enfin, mes yeux se posent, sur l’olivaie du Pian,

pour admirer encore la baie de Garavan ;

le golfe de la paix, dans son éclat de rire,

égrène en ma mémoire de profonds souvenirs,

et je m’inspire alors des caresses du vent.

Depuis ce belvédère, j’aperçois le visage

de la belle Menton, et c’est là le présage

de la revoir encore avec des yeux d’enfant.

Oh ! ma belle « Menton », Toi, ma Vénus latine,

D’orange et de citron, essences d’origines...

La chanson de Menton, j’en siffle le refrain,

mais mon dernier regard, ira au « Campanin ».

A l’ombre du clocher de ce prince des anges,

pour obtenir la paix de saint Michel archange...

René BENOIST-VIALE

Poesìa mentounasca..
D’ou cascalhan de r’aiga dapè ou sen Bastian

S’envouran d’audoù de Mediterrànea.

Vestitou de couroù, capeline dauràie

dervelhan a memòria de ma bela Mentan.

Y ese de peishe, recampà dam’ e rese,

Erbage e frucha iempan u cavagne.

Tout u badau s’afaran dapè u carretoù

Perquè, sus’ ou pouart se scriou ra stòria de Mentan.

A cansan de valade, faishe familiare,

Fint au pe de riane nou’ san que pepiniere.

Eritage que nou’ dura, ese nouaisha « Tòpia »

lueg privilegià da « campagnata ».

D’au Bourig au Careï, « Anounciata-Puypen »

reboumba ent’ ou nouaishe couhe couma : « antig Campanen ».

E re nouaishe quatre valade s’enscrivan ent’ a man,

u cinque dè scartà. Ese couma un pergamen !

ou Gouarb, ou Bourig, ou Careï, ou Foussan,...

couran tra nouaishe dè...U souvenì de tempe fa,

e savoù encantante e soutile d’estade

remountan du jardì, per u limoù embaumà.

Anfen, u me uelhe se pausan, susa r’ aurivea dou Pian,

per amirà encara r’ansa de Garavan ;

ou golf da pas,ent’ a soua risata,

desgrana ent’ a mia memòria d’antigue souvenì,

e m’enspirou aloura de frasque dou vent.

D’aquelou pounch de vista, vegou’n poc ou mourre

Da bela Mentan, e es ailì ou presage

de revè-ra encara dam’ u me uelhe d’enfant.

O mia bela« Mentan ». Tu, ma Venus latina,

de pourtougà e de liman, essence d’ourigine...

A cansan de Mentan, en sùbiou rou refren,

ma ou men darrì regar, anerà vers’ou« Campanen ».

A r’oumbra dou campanen d’aquelou prènchipe du àngeli,

per outenì ra pas de san Miquè arcàngelou...

Traduction en mentonnais par


Hubert BARBERIS


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