Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

A l’occasion de la fête patronale de la Saint-Michel…

vendredi 29 septembre 2017 par Paul DEVERDUN

ON A VOLÉ LES TENTURES DE SAINT MICHEL !

La basilique Saint Michel possède de magnifiques tentures en damas cramoisi de Gênes, (rehaussées de fils d’or et d’argent) offertes en 1757 par le Prince Honoré III de Monaco à l’occasion de son mariage avec Catherine de Brignole-Sale. Leur valeur était grande (25 000 francs-or) et après leur exposition lors des grandes cérémonies, on les roulait et on les rangeait dans l’une des immenses armoires de la sacristie.
En ce matin du 2 janvier 1913, Victor Laurenti le sonneur de cloches, vint très tôt à l’église avant même le sacristain François Gioffredo et le Curé-Archiprêtre Ortmans. Avec surprise et inquiétude, il remarqua que la porte de l’église n’était pas fermée. Il se précipita à l’intérieur, ne remarqua rien mais, inquiet, alla prévenir Monsieur le curé qui amena avec lui le sacristain. Brusquement, l’un d’eux poussa un cri. Dans la nef, cinq colonnes étaient apparentes, privées de leur revêtement de damas qui avait été coupé en dessous des chapiteaux et ils découvrirent dans un coin, doublures et franges dorées. La nouvelle fusa en peu de temps dans toute la ville. La police alertée vint constater. Etaient-ce les inconnus qui, la veille de Noël, avaient déjà volé des draperies de valeur en l’église de Gorbio ?
Il ne fut plus question en ce jour mémorable que de cette disparition. Jamais le marché n’avait connu une telle animation et chaque ménagère était bouleversée… M. Mattei, Commissaire de police, menait son enquête mais personne n’avait rien vu ni entendu.
On ne sait exactement comment se fit la chose mais trois jours plus tard, les carabiniers de Vintimille découvrirent les tentures et les renvoyèrent à Menton. On ne sut jamais si les voleurs furent arrêtés et si un intermédiaire dévoila la cachette… L’essentiel fut que les tentures regagnent Saint Michel où un travail de couture permit de les raccorder aux morceaux laissés en place. Un acrobate qu’on appelait « squiapa-cébé », eut la charge de remettre en place les tentures. Il grimpait comme un singe à la grande échelle et courait sur la corniche courant de part et d’autre de l’église pour arrimer solidement ces tentures !
, Texte de Paul Deverdun

HAN RAUBÀ RE TANTURE DE SAN MIQUÉ !
A guieijha de San Miqué poussede de magnìfique tanture de damass crémesi de Génova, (reaussàie de fi d’orou e d’argent) que san stache regalàie en 1757 da ou Prènchipe de Moùnigou, Onoratou ou ters, coura s’ese pilhà Catarina de Brignole-Sale. Ra valouta d’aquele tanture era granna (25 000 franc d’orou) ; apress a soua spousician pèr de ceremònie granne, re roulavan dame pran de gàribou e re stremavan ent’ un d’aquelu gross’ armari da sacristìa.
Aquela maten dou 2 de genarou 1913, Vitò Laurenti, ou campanarou, que assegurava ra sounarìa de campane, levà pran vitou, ese vengù ent’a guieija avanch ou sacristan, Chouà Gioffredo, e ou prevost Ortmans. Dame sourpresa e afann, ha remarcà qu’a pouarta da guieijha noun era pa serràia. Elou s’es abrivà dintre, e primou noun ha viste ren, ma, enquiet, es anach à sounà Mounsù ou Prevost qu’e mena dam’elou ou sacristan. Toute n’un còu, un d’elu ha ralhà. Ent’a vouta da guieijha, cinque coulone eran aparente, sensa u se revestimenti de damass qu’eran stache talhà devers souta u capitelu ; pùhi han descurbì, ent’ un cant, frode e frange endauràie. Se devina ou sen afann e aquela nova ese stacha counoushùa ente ren de temp ent’a vila entriega. Ra pouliça alertàia ese vengùa per coustatà. Forshi eran aquelu que, ra vegìlia de Natale, avìan dejà raubà re draparìe de valouta ent’a guieijha de Goarbe ?
Aquelou jorn, noun s’ese pu parlà que d’aquela desparician. En piaça i era una animacian ben pu granna que d’abitùdine e cada frema qu’arribava avìa a soua emoucian que se jougnìa sùbitou ent’aquela da poupulacian entriega… Mounsù Mattei, Coumissari da pouliça, fasìa ra soua recerca mà nushen noun avìa vist ren ni sentù ren.
Nushen noun sa couma se siegue fach, ma tre jorne pu tardi u carabinié de Ventemilha han descubert re tanture e re han remandàie à Mentan. Noun sabema se u ladri san stache pilhà…. Ou pu empourtant es qu’e tanture san stache recampàie à San Miqué douna un travalh de courdura ha permetù de racourdà-re dame re pece laishàie en piaça. Tenerema n’ou ment, qu’un acroubat que se sounava “squiapa-cebe” de noum de despiech a remetù en piaça e tanture ; mountava couma un singe à ra granna scara e courrìa sus’ ou courniss d’una part à r’autra da guieijha pèr stacà soulidament aquele belle tanture !
. revirada da Solange Mongondry-Barberis (Felibressa mantenairis)


Accueil | | | | Statistiques du site | Visiteurs : 34 / 150921

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Le Coin du Mentounasc de Nice-Matin en 2017  Suivre la vie du site N° 391 - Le « Coin du Mentounasc » du 23 Septembre (...)   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.16 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 0