Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
400ème « Coin du Mentounasc ».....

La promenade du Midi, source d’inspiration pour les écrivains, les poètes, les artistes....

samedi 25 novembre 2017 par Jean-Louis CASERIO, Solange MONGONDRY BARBERIS

LA PROMENADE DU MIDI ET LES ÉCRIVAINS

La Promenade du Midi devenue aujourd’hui la Promenade du Soleil, a souvent inspiré les écrivains, les voyageurs, les poètes… comme en porte témoignage ces quelques extraits :
Ce fut ainsi, Stéphen Liégeard, poète, dandy et sous-préfet, qui séjourna dans notre région et raconta son voyage dans un livre, paru en 1887 et intitulé La Côte d’Azur. (Le titre plut tellement que le pays l’adopta aussitôt et abandonna celui de Riviera).
« Combien recherchée des amants de la brise, cette promenade du Midi, nous disait-il ; les riches hivernants viennent baigner leurs poumons d’un air salubre… »
Dans son ouvrage Les perles de la Côte d’Azur paru en 1900, le Général Bourelly, vante ainsi les mérites de notre belle Prom’ : « La promenade du Midi est ensoleillée pendant une grande partie de la journée ; aussi, les hivernants auxquels l’air marin est salutaire et qui recherchent la chaleur, s’y donnent-ils rendez-vous en grand nombre. Là, on s’oublie facilement à contempler la mer dans l’infinie variété de ses mouvements et de sa couleur ; on peut aussi, en se retournant vers les montagnes, jouir de l’admirable panorama qu’elles déroulent au-dessus des deux baies ; ce sont à peu près les mêmes aspects variés que depuis la route de la Corniche ».
Enfin, Jean Desverignanes (pseudonyme de Emile Biovès) écrivait autrefois :
« … Sur le bord de la mer, une belle promenade, dite promenade du Midi, longe le littoral, et du port, … s’étend jusqu’au cap Martin, sur un parcours de trois kilomètres environs, C’est la promenade préférée des étrangers, l’hiver. C’est le promenoir tiède et parfumé des senteurs marines, où tout ce monde élégant, habitué fidèle de la charmante station, venu des points les plus opposés du globe, se rencontre et se mêle, causant, contemplant un panorama sans égal, ou s’arrêtant devant ces filets que des files de pêcheurs, aux pieds nus, aidés de leurs femmes aux accoutrements rapiécés, halent péniblement et longuement sur la grève. Aux feux du soleil, une pluie de diamants semble tomber des mailles étroites. »
Ainsi la promenade du Midi sera la vitrine attractive de cette fin de 19e siècle annonciatrice de la Belle-Epoque, par l’opulence de ses hôtels, villas et jardins et la présence de ces hivernants fortunés qui sont venus – pour certains – en quête de guérison. L’air marin vivifiant et le chaud soleil de la Promenade ne sont-ils pas les meilleurs médicaments pour soigner tous leurs maux ?
Recueilli par JL Caserio
Savoir + : revue Pais Mentounasc n° 163

RA PROUMENADA DOU MIEJORN E U SCRITOÙ
Ra Proumenada dou Miejorn deventàia ra Proumenada dou Sourelh, ha pran de vote enspirà u scrivahoù, u viajatoù, u pouéte … couma en poartan testimouniança aquelu carque estrati :
Aishì, Stephen Liégeard, pouéta, ferluquet e souta-prefét, que sejournava ent’ ou noaish païs e que ha cuntà ou sen viàje ent’ un libre edità en 1887 e entitoulà « La Côte d’Azur ». (Ou tìtoulou ha talament apieijhù qu’ou païs r’ha adoutà sùbitou e ha abandouna aquelou de Rivierà).
« Quante tant recercàia da u namourà dou ventilhan, aquesta proumenada dou Miejorn, elou nou rou desìa ; u rique envernante venan à bagnà-se u se parmoù dame un ària san … »
Ent’ ou sen libre « Les perles de la Côte d’Azur » pareishù en 1900, ou Generale Bourelly, vanta aishì u mériti da noaisha bela Proumenada ; « Ra proumenada dou Miejorn es sourelhàia una granna partìa dou jorn ; aishì u envernante pèr qù r’ària maren es salutari e que cercan ra caroù, s’i dounan encontrou à tantu. Ailì, un se perde fachilament en badent davanch a marina dame ra soua pran granna diversità du se mouvimenti e da soua couroù ; se pouhe tamben, en se revirent vers e mountagne, gaudì de r’amiràbile panouramà qu’ele moushan soubre re doue anse ; san scàijhi u méme aspeti diversificà qu’aquelu que se vehan despuhi ou camen dou Cournijh. »
Anfen, Jean Desverignanes (stranoum de Emile Biovès) screvìa d’un temp : « …Sus’ a riba da marina, una bela proumenada, sounàia proumenada dou Miejorn, bourdeja ra coasta, e va dou poart… fint au Cab Marten, dame un percours à r’envirou de tre kiloumétre. Es ra proumenada que ha ra preferença du stranjìe, r’invern. Es un trepahoù tépidou e dame r’audoù da marina, douna tout aquelou moundou elegant, client fedele d’aquela stacian apieijhenta, vengù du luegue da terra ou mai alountanà ; elu se scoantran e se mesquian, chalabrounent, badent davanch un panouramà ùnicou, o s’arrestan davanch aquele rese que de fire de pescahoù descàusse, ajuhà da soue freme gimbràie de vestiti rapeçà, tiran de long e peniblament s’a grava. A u fuegue dou sourelh, semelha qu’un’ aigada de diamante crouhe de malhe strenche. »
Aishì, ra proumenada dou Miejorn serà ra vitrina atrativa d’aquesta fen d’ou sécoulou 19 qu’anounça ra Bela-Epouca, dame r’oupulença de soue oustarìe, vilà e jardì e ra presença d’u se envernanti rique que san vengù –pèr quarqù – pèr cercà ra garisan. R’ària vivificanta e ou sourelh ben càud da Proumenada noun serian pa u pu bo rumedi per curà tout u se mà ?
Revirada Solange Mongondry Barbéris
Felibressa mentounasca


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