Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

Ce sera dans notre prochain Païs Mentounasc ...

mardi 8 mai 2018 par Richard OSICKI

Le dossier du PM 166 comportera quelques articles associant les Grimaldi de Monaco et Menton, Roquebrune...
Par exemple, vous trouverez ci-dessous un extrait d’un texte de Stéphane Vilarem : « Comment Roquebrune devint monégasque »...

COMMENT ROQUEBRUNE DEVINT MONÉGASQUE
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Dans l’état actuel des recherches, le premier document où figure le nom de Roquebrune est un acte de 1157 où ce nom figure aux côtés de celui de Gorbio et d’autres châteaux de l’Ouest du Comté de Vintimille que le Comte Guido Guerra donne à la Commune de Gênes qui les lui restitue en fief. Si nous tenons compte des recherches de Toubert sur la formation des villages fortifiés (incastelle­mentum), les comtes de Vintimille auraient pu construire Roquebrune à son emplacement actuel entre l’extrême fin du Xème siècle et le XIème siècle (980-1099).
En 1215, la Commune de Gênes qui voudrait étendre son hégémonie jusqu’en Provence Orientale, c’est-à-dire Nice et les pays du Var, construit sur le rocher de Monaco un ensemble fortifié qui deviendra une ville. Mais avec le XIIIème siècle se développent à Gênes les guerres civiles entre guelfes, partisans des papes, et gibelins, partisans des empereurs germaniques, ces étiquettes recouvrant des divisions locales plus subtiles.
A Gênes, les chefs gibelins sont les Doria et les Spinola, les guelfes ont pour chefs les Fieschi et les Grimaldi. Lorsque, par une révolution ou un « putsch », l’un des partis perd le pouvoir, les chefs et leurs partisans sont chassés (banditi) de la ville et cherchent refuge sur le territoire génois.
En cas de défaite des guelfes, les Fieschi se réfugient dans les montagnes autour du golfe de la Spezia où ils ont de nombreux châteaux.
Les Grimaldi, d’origine urbaine, se réfugient à Monaco. Adossés à la frontière provençale, ils reçoivent l’appui de ses comtes surtout depuis l’avènement de Charles d’Anjou, frère de Saint Louis roi de France. En outre, celui-ci est considéré par les communes et les seigneurs guelfes du Piémont méridional comme le chef de leur parti. Ses descendants pratiqueront la même politique. Aussi, en 1330, Charles Grimaldi et ses partisans guelfes se réfugient à Monaco, sûrs de la sympathie de la voisine Provence niçoise...

La suite, bien sûr dans notre prochain bulletin.
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