Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

Les « Tornaires d’Occitania » et leur orgue de barbarie

lundi 7 mai 2018 par Mauri OSICKI - AMPOLINI

Dans un texte en français et sa revirada en mentounasc de Mauri Osicki-Ampolini, est présenté le groupe Tornaires d’Occitania, constitué par Robert et Marie-Louise Goux. L’accent est aussi mis sur l’orgue de barbarie fabriqué par Robert Goux.

LES « TORNAIRES D’OCCITANIA » ET LEUR ORGUE DE BARBARIE
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Le groupe Tornaires d’Occitania est constitué par deux musiciens, Robert Goux qui joue de son orgue de barbarie et Marie-Louise née Ricci, son épouse, qui l’accompagne de son chant. Marie-Louise et Robert sont bien connus à Menton. En effet, cela fait déjà plusieurs années qu’ils se manifestent au cours fêtes locales, cérémonies civiles ou religieuses, animations… à Menton ou dans les villages voisins de Gorbio, Sainte Agnès, Castellar, Roquebrune, ou au Val de Chalvane pour la rénovation de la chapelle mais aussi lors de diverses manifestations et festivals dans le Sud-Ouest. Nous nous rappelons aussi leur intervention au palais de l’Europe lors de la cérémonie de la remise de la Cigale d’Or au Félibre Majoral Jean-Louis Caserio, le président de la SAHM. Le répertoire des Tornaires, très étendu, va de la musique classique à la musique moderne, avec un certain penchant pour la musique et le chant traditionnels occitans.
L’originalité des Tornaires est l’orgue de barbarie qui les accompagne et que Robert a construit lui-même ! En effet, un reportage télévisé sur les orgues de barbarie, provoqua un déclic et incita Robert à suivre un stage « Comment construire son orgue de barbarie ? » proposé par l’association des Joyeux Tourneurs de Manivelle. Pour lui, qui est ingénieur mécanicien, quoi de plus passionnant, après ce stage, que de se mettre à construire son propre instrument.
Voici une description très simple de son instrument : sur le chariot de l’orgue, on distingue très bien deux séries de flûtes en bois et, derrière elles, le système de soufflerie permettant de fabriquer l’air comprimé dans des soufflets, air qui sera envoyé dans les flûtes pour produire la musique. Dans quelles flûtes sera propulsé l’air ? C’est le rôle du carton troué ! C’est lui qui, par l’intermédiaire de ses trous, va choisir les flûtes donc le son émis ; le carton est parfois long de plus de dix mètres et, comme on peut s’en douter, chaque morceau de musique a son propre carton. Les personnes qui trouent les cartons en fonction de la musique sont appelées des noteurs. Il ne reste plus que cinq noteurs en Europe francophone : c’est un travail assez compliqué que de transformer des notes de musique en trous !
L’orgue de barbarie de Robert est monté sur deux belles roues, facilitant son déplacement car c’est un instrument assez lourd ! Sa silhouette est allégée par une belle décoration colorée. C’est un travail soigné, entièrement fait main et avec amour : un vrai travail de « professionnel » ! Comme il est écrit dessus : « Tant que vira fai lo torn » !
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R’OÙRGANOU DE BARBARÌA E RU « TORNAIRES D’OCCITANIA »

U Tornaires d’Occitania san dou musicante : Robert Goux, aquelou que gira ra manivela dou strument e Marie-Louise, a soua spousa, que canta pèr acoumpagnà ra mùsica naishùa da r’oùrganou. Tout e dou san ben counoushù à Mentan, fà ja un moument que van à musicantà de feste loucale à Mentan, Goarbe, Sant’Agne, Castelà ; san anach tamben ent’ou Val de Chalvane pèr a renouvacian da capela e se san prouduche ent’ou Palais de l’Europe coura ra cigara d’orou ese stacha remetùa au Felibre-Majoural Jean-Louis Caserio, ou president da SAHM. Ou repertori du Tornaires ese pran varià, mùsica clàssica, mouderna sensa scourdà-se ra mùsica e ou cant ὀucitan tradiciounale.
R’ouriginalità du Tornaires ès r’oùrganou de Barbarìa que ri acoumpagna e qu’ese stach bastì da Robert, propi elou ! Es un’emissian vista à ra televisian fasent vé de oùrgani de Barbarìa que enchita Robert à suive un stage particulari Couma fà ou sen oùrganou de Barbarìa ?, stage prouposà da r’assouciacian « Joyeux Tourneurs de Manivelle ». pèr Robert, qu’ese engegnìe en mecànica, a coustrucian dou sen oùrganou deventa una passian e sarà una bela reüshita.
Vou vagou à fa una pichouna descrician sèmpliche d’aquelou strument de mùsica : s’a carreta de r’oùrganou, se pouhe vé doue serìe de flaute en legna e, darraire, una bousa que fabrica de r’ària coumprimàia mandàia ent’e flaute pèr fà ra mùsica. Mà couma fà r’ària pèr cerne e flaute ? Es ou rolou d’aquelou long cartan pien de chouate ! san e chouate que van cerne e flaute pèr a mùsica seleciounàia. Cada mùsica a rou sen cartan, ese nourmale. E persoune que fan u chouate se souanan u noutahoù, mà nou’i n’a pa tant pèr fà acò, cinq en Europa que parlan rou frances. Trasfourmà re note de mùsica en chouate es un travalh pran coumplicà !
R’oùrganou de Barbarìa de Robert ese pesant mà pouhe despiaçà-se dame doue bele rode. Robert a fach una decouracian coulouràia, un belou travalh fach à man, un verou travalh de proufessiounale ! Couma ese scrich soubre : « Tant que vira fai lo torn » !
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Texte et revirada de Mauri Osicki-Ampolini, Felibressa mantenairis


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