Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

A madraga dou Cab-Marten

A pesca au tounn dou temp que Berta firava…
lundi 3 décembre 2018

AUTREFOIS, LA PÊCHE AU THON
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La madrague du Cap-Martin

A Menton on pêchait le loup, la dorade, le sar, le pageot, la sardine, le merlan, le mulet, le congre et tous les poissons de rocher. On connaissait aussi la pêche au muge, pêche de terre ferme pratiquée au Cap-Martin, où le pêcheur devait s’attacher aux rochers ou grimper sur un arbre et qui donna lieu en 1848 à une violente réclamation des pêcheurs mentonnais à la suite d’une autorisation donnée aux monégasques de pêcher au Cap-Martin.
La pêche au thon, se pratiquait autrefois, près de nos rivages, selon une technique bien particulière. Le thon arrivait à Menton, au printemps, vers le milieu du mois d’avril et l’on pouvait voir, aux deux extrémités du golfe, au Cap-Martin et à Saint-Louis, des filets tendus appelés « tounaire » que surveillaient deux ou trois bateaux et une sentinelle perchée sur une échelle rudimentaire élevée de plusieurs mètres au-dessus du rivage. Quand les thons s’avançaient le long de la côte, la sentinelle donnait le signal, les pêcheurs s’activaient avec leurs bateaux et cherchaient à pousser les thons vers l’entrée de la madrague. Les poissons, sans méfiance, entraient dans les filets ; on fermait les dits filets sur eux et les pauvres bêtes ne sachant où fuir, étaient tuées à coup de lance, de harpon ou de couteau.
Ces tounaire étaient soutenus par des pieux plantés en mer et formaient ainsi un vaste enclos que l’on appelait la madrague. On pêchait aussi le thon du côté de Villefranche et du golfe de Saint-Jean à la madrague de Sainte Hospice. Cette pêche au thon était, au XVIIIe siècle, d’un grand rapport pour la Principauté.
La madrague du Cap-Martin n’est plus qu’un lointain souvenir mais on pêchait toujours le thon ainsi que l’espadon dans les eaux mentonnaises, à 20 ou 30 milles nautiques du rivage.
d’après Marcel FIRPO
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A pesca au tounn dou temp que Berta firava…


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A MADRAGA DOU CAB-MARTEN
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A Mentan pescavan ou loubass, r’aurada, ou sar, ra besuga, ra sardina, ra merlussa, ou mùjarou, ou groung e tout u peishe de roca. Counoushìan tamben ra pesca au mùjarou, pesca de terra ferma praticàia au Cab-Marten, douna ou pescahoù devìa stacà-se ent’e roque o mountà ent’un erbou. Aquela pesca ha prouvoucà, en 1848, una vioulenta requiamacian du pescahoù mentounasque perqué avìan permetù ent’u mounegasque de pescà ent’ou Cab Marten.
Ra pesca au tounn se praticava tempe fà, press de noaishe ribe segound una tecnica ben particulari. Ou tounn arribava à Mentan, en primavera, vers a mitan dou mes d’abrì e se pourìa ve, a e doue stremità dou golf, au Cab-Marten e à San-Louì, de rese stendùe sounàie tounaire qu’eran survelhàie da dou o tre goussi e da una gàrdia ajoucàia soubre una scara rudimentària issàia de tantu metri au soubran da riba de marina. Quoura u tounne coustejavan, ra gàrdia fasìa segna, u pescahoù s’ativavan dam’u se goussi e se sfourçavan per fà anà u tounne vers r’intrada da madraga. U peishe, sensa marfiança, dintravan ente rese ; se serrava aquele rese susa da elu e aquele pàure bèstie, que noun sabìan douna scapà-se, eran massàie à couarp de lança, de foùshouna o de couté.
U tournaire eran pountelà dame de scarrassoù piantà ent’a marina e fourmavan aishì un larg courtì que sounavan ra madraga. Pescavan tamben ou tounn press de Vilafranca e dou golf de San-Jouan, n’a madraga de Santa-Hospici. Aquesta pesca au tounn era, au XVIIIeme sécoulou, d’un ban rendiment per ra Prenchipautà.
Ra madraga dou Cab-Marten stà un souvenì pran alountanà ma pescavan sempre ou tounn e ou peish-spada ent’a marina mentounasca, à 20 o 30 milhe nautique da riba da marina.
Revirada Solange Mongondry, Felibressa mentounasca
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TRADITION : LE BLÉ DE LA SAINTE BARBE
Le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe, et autre Barbara, on sème quelques grains de blé dans une soucoupe sur un fond de coton humide. On peut remplacer le blé par des lentilles. Ce blé trouvera sa place dans la crèche, au pied du sapin ou sur la table du cacha-fueg (réveillon de Noël). La légende veut que si ce blé germe et pousse dru, et s’il reste bien vert au solstice d’hiver, cela est signe de fécondité et d’abondance pour l’année qui vient. On dit encore que Sainte Barbe protège de la foudre et les incendies. Fêtée par les mineurs, elle est la patronne des pompiers, des artilleurs, des armuriers, des artificiers.
« Sainte Barbe, Sainte fleur, la croix de Notre Seigneur, lorsque le tonnerre grondera, Sainte Barbe me protègera ».


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