Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
« Ra parmouriera de Maria Serena » par Solange Mongondry Barbéris

« La palmeraie de Maria Serena » par Alain Bertin

mardi 18 décembre 2018

LA PALMERAIE DE MARIA SERENA
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Au XIXe siècle, le seul représentant de la flore indigène des palmiers en Europe est le Chamaerops humilis ; « ...le désespoir des cultivateurs en envahissant le sol par ses nombreux drageons... » (B. Chabaud, Les palmiers de la Côte d’Azur, 1915). Ce palmier est donc proscrit des zones de cultures et n’apparaît pas dans le paysage à Garavan à cette époque.
La modification de ce paysage séculaire et notamment au quartier des Cuses découle d’une nouvelle urbanisation de villégiature aux dépends des cultures traditionnelles installées ici depuis plusieurs siècles. Les nouveaux occupants ont implanté de nouveaux végétaux, en particulier des palmiers de grande taille qui marquent le paysage. Ce sont des Phoenix dactylifera. On ne trouve pas encore de Phoenix canariensis. La taille de ces dactylifera surprennent. Ils n’ont pas pu grandir autant en si peu de temps. Nous trouvons une explication dans Les perles de la Côte d’Azur de Bourelly : « On admire, ici un massif de palmiers, apportés tels quels des plantations de Bordighera... ».
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DES PALMIERS MENTONNAIS POUR L’EXPOSITION COLONIALE DE 1931
Dans la presse de 1931, on peut lire : « Pour la porte d’honneur de l’exposition coloniale, le commissariat général a prévu un caractéristique ensemble décoratif constitué par vingt-cinq palmiers épanouissant la gerbe de leurs palmes aux courbes élégantes. Ces arbres qui, pour être mis en place, arriveront à Paris vers le 20 avril ne viennent point comme on serait tenté de le croire de quelques-unes de nos possessions d’Afrique ou d’Asie. Tous sont nés en France, sur la Côte d’Azur, à Menton, où leur graine fut plantée il y a quarante-deux ans par M. Delrue. Ces palmiers de l’espèce phoenix canariensis sont d’ailleurs les premiers qui aient été cultivés à Menton. Chacun d’eux pèse 5000 à 6000 kilos et comme il faut un wagon pour chaque arbre, c’est un train complet que nécessitera leur transport. D’ailleurs en prévision de ce transport, le commissariat général de l’exposition avait demandé qu’ils fussent mis en caisse l’été dernier alors que leur végétation n’était pas en mouvement. Depuis huit mois ils ont été l’attention de soins intensifs et incessants et maintenant ils ont parfaitement repris et peuvent, sans qu’on ait rien à craindre, supporter le voyage pour les amener à la place d’honneur qu’ils doivent occuper. »
Alain BERTIN
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RA PARMOURIERA DE MARIA SERENA
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Ou souret rapresentant da fiora dou païs pèr u parmourìe d’Europa es ou « Chamaerops humilis ». « …ra desperacian du païsà perqué u se numerouse vergute envahishan ra terra… » d’aprèss B. Chabaud, en 1915. Aquelou parmourìe ese dounca proscrich ent’e zone de culture e noun pareishe ent’ ou païsage de Garavan au XIXeme sécoulou.
Ra moudificacian d’aquelou païsage seculari prenchipalament ent’ou relarg de Cuse resurta d’una nova urbanisacian da vilegiatura au prejudici de culture tradiciounale dou païs despùhi de sécouli. U novi residenti han empiantà un’autra vegetacian, specialament de parmourìe pran aute que marcan ou païsage : san de Phoenix dactylifera. Noun se trova pancara de Phoenix canariensis. Ra talha d’aquelu dactylifera stounan. N’han pa poushù créishe autant ent’un temp aishì court. Trovema una spiegacian ente « Les perles de la Côte d’Azur » de Bourelly : « Se pouhe amirà, aquì un massif de parmourìe, pourtà tale quale de piantacioù de Bordighera … »
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DE PARMOURÌE MENTOUNASQUE PÈR R’ESPOUSICIAN COULOUNIALA DE 1931
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Ent’e publicacioù de 1931, un pouhe liege : « Pèr ra poarta d’aunoù de r’espousician coulouniala, ou coumissariatou generale ha previst una caraterìstica coulecian decourativa coustituàia de vinta-cinq parmourìe que duerban largament re soue pàrmoure dame re soue curve elegante. Aquelu erbu que, pèr esse metù en piaça, arriberan à Paris vers ou vint d’abrì, noun venan nan couma cadaen pourrerìa pensa-se-rou de quarqu’una de noaishe poussessioù d’Àfrica o d’Asìa. Toute san naishù en França, sus’ a Coustiera d’Azur, à Mentan, douna ra semença ese stacha piantàia quaranta-dou anne fà da Mounsù Delrue. Aquelu parmourìe da spécia Phoenix canariensis san u primi que san stache cultivà à Mentan. Cada-un pesa 5000 à 6000 kilò e, couma car un vagan pèr cad’erbou, es un tren entriég qu’ese stach nechessari pèr campà-ru. Dau rest, en previsian d’aquelou trasport, ou coumissariatou generale de r’espousician avìa demandà que foussan metù en caisha r’estade passà coura ra soua vegetacian era ralentìa. Despuhi veche mese, san stache ben curà da tout’u jorne e ahura han recuperà parfetamente e poaran, sensa qu’i siegue ren da cregne, supourtà ou viage pèr menà-ru à ra piaça d’aunoù douna devan esse. »
Revirada Solange Mongondry Barbéris, Felibressa mentounasca


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