Société d’art et d’Histoire du Mentonnais

Primavera es arribàia, texte et revirada de Mauri Osicki-Ampolini

samedi 30 mars 2019 par Mauri OSICKI - AMPOLINI

LE PRINTEMPS EST LÀ !
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…Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Tandis que, soulevant les voiles de l’aurore,
Le Printemps inquiet paraît à l’horizon.
Du pauvre mois de mars il ne faut pas médire ;
L’univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s’y disputent l’empire…

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Alfred de Musset (extrait de « A la mi-carême »)
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L’Hiver nous tourne peu à peu le dos et le Printemps s’installe avec tous les oiseaux…
Quel hiver doux avons-nous eu cette année ! Nous ne nous en plaignons pas mais nous constatons quand même que cela n’est pas normal et qu’un bon coup de froid en plein hiver aurait peut-être fait du bien au jardin. Les arbres ont besoin d’eau, il faut déjà les arroser car la terre est sèche. Si cela continue ainsi qu’est-ce que ce sera cet été ? Des fleurs apparaissent sur quelques abricotiers, les bourgeons gonflent sur les pruniers, la vigne fait la coquette pour nous montrer son nouveau feuillage. Les fèves ont de belles fleurs et nous pensons déjà aux petites tranches fines de saucisson garnies de fèves crues, à manger sur la terrasse, un vrai régal. Mais nous ne sommes qu’au mois de mars, attention ! Et si un coup de froid venait abimer tout cela, je préfère ne pas y penser.
Les oiseaux gazouillent de tous les côtés, j’ai même perçu au loin un merle qui essayait son chant. Les couples commencent à se former, les nids à se construire, c’est un nouveau cycle de vie qui apparait.
Et pour nous les hommes ? Des élans de tendresse nous poussent à aller admirer la nature qui se pare. Nous avons envie de sortir, de marcher pour voir cela de plus près. Un besoin d’amour nous envahit pour aller à la rencontre des autres et partager. Serait-ce le printemps la cause de tous ces changements ?
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Ecoutons chanter le poète mentonnais Etienne Clerissi :
E viva tu, o Primavera,
Bela regina de stajoù,
Qu’iempe de fioù pra e feniéra
E n’iempe r’àrima d’amoù !

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Mauri Osicki-Ampolini
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PRIMAVERA ES ARRIBÀIA

Poc à poc r’envern s’en va pèr laishà ra piaça ent’a primavera acoumpagnàia da u aucéle…
Aquest’ann avema augù un envern pran douss, sema countente, ma ese vé que noun è nourmale ! Ou jarden se déu d’avé un belou frei pèr stimulà-rou. U erbou an sen e car aigà-ru perqué ra terra ese seca. Se noun piòu ço que serà aquelou estade. U abricoutìe an dejà quarque fioù duberte, u broute gounfian s’e souseniére, a vigna se fà asperà pèr fa vé a soua verdura nova. E fave san fiourishente e vehema dejà aquele lesque de saucissan garnìe dame de favete crue que manjema assetà s’ou balahoù, un verou regalou ! Ma sema soulament ent’ou mese de mars, car fà atencian ! Se ven un ressaut de frei tout serà gastà, ese mielh de n’i pensà.
U aucéle cantan de dapertout, me semelha avé sentì ou merlou au luegn que provava ou sen subiet. E coùbie san scaijhi prounte, u nihou san en coustrucian, es un chicle nòu que pareishe.
E pèr nautre ? D’abrivou de teneressa nou rounsan vers a natura pèr anà vé couma se muha. Avema da mestìe d’anà de fouara, de caminà pèr vé tout acò de pu press. Un poussan d’amoù nou pilha pèr anà vers u autre e parlà e spartì. Serìa primavera que enchità tout’aquelu cambiamente ?
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E aishì a parlà ou poueta mentounasc Etienne Clerissi :
E viva tu, o Primavera,
Bela regina de stajoù,
Qu’iempe de fioù pra e feniéra
E n’iempe r’àrima d’amoù !
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Mauri Osicki-Ampolini
Felibressa mentounasca - SAHM


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