Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

« Une source thermale à Menton ? » par Emile Sclavo

La revirada « Un sourgent termale à Mentan ? » en mentounasc par Solange Mongondry
mercredi 28 octobre 2020 par Emile Sclavo, Solange MONGONDRY BARBERIS

UNE SOURCE THERMALE À MENTON ?
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Un projet d’installer à Menton une station thermale entre les années 1937-1948.
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En 1937, un Ingénieur électricien de Paris, M. Pecker, se porte volontaire pour effectuer des études de faisabilité. Une analyse des eaux de pompage de la Condamine, fait apparaître le caractère curatif de ces eaux qui, pourrait s’apparenter aux eaux thermales de Bagnoles-de-l’Orne et de Bride-les-Bains.
Le ler août 1937, un projet de cahier des charges et de convention est effectivement remis à la ville de Menton. Ce document stipule les obligations des deux parties : On envisage la création d’une Société fermière qui verserait à la ville une prime fixe de 10.000 F. et une redevance proportionnelle aux recettes et obligation également d’embaucher des Mentonnais. Une demande de forage est formulée : à - 10 - 15 m pour atteindre la première nappe et aller chercher à -80 m les eaux thermales.
Le 15 juin 1939, les travaux de forage commencent. En août 1939, on atteint les –60 ml (mètre linéaire de profondeur), et d’après M. Pecker, il reste 15 ml environ pour atteindre la nappe présumée. Mais cette année-là, la mobilisation et la guerre viennent interrompre les travaux.
En 1946, Pecker n’a pas baissé les bras ! La Municipalité l’autorise à reprendre les travaux. Mais le forage a été saboté par les Italiens ! Et à cette époque, il est difficile de recruter une entreprise de forage. En septembre 1947, nouvelle prorogation de la convention.
En 1948, les Professeurs Lapape du Collège de France et Barlet de la Sorbonne se déplacent à Menton et installent un laboratoire perfectionné d’étude de radioactivité des eaux à la Villa la Victoire.
Les travaux vont reprendre. La nouvelle convention prévoit une société fermière exploitant les eaux sur des installations appartenant à la Ville, une station thermale devant être créée sur des terrains de la Ville (actuel Tennis Club). Il reste à trouver l’eau minérale en abondance. Il existe en fait plusieurs nappes aquifères dans le bassin alluvionnaire Mentonnais (environ cinq nappes).
Le 27 janvier 1948, l’Institut de Météorologie, Sciences et Climats confirme l’existence d’une nappe à radioactivité variable, courante à élevée. Si ce chiffre devait se confirmer, il s’agirait bien d’une des sources dont la radioactivité et les propriétés curatives seraient les plus riches de France, et pourrait figurer dans les eaux minérales des Groupes Luchon - La Bourboule. Ceci intéresse une des cinq nappes, les autres ne présentent que peu d’intérêt…
Il est alors demandé de poursuivre ces études, de déterminer, par des forages le long du Borrigo, le tracé et l’origine de cette nappe… Et puis ? Plus rien ! Nos investigations par manque d’archives s’arrêtent là.
Emile SCLAVO (2001)
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UN SOURGENT TERMALE À MENTAN ?
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En 1937, un Engegnìe eletrecista de Paris, M. Pecker, se poarta voulountari pèr prouchéde à de studi pèr sabé se se pouhe fà. Un’analisa de aigue poumpàie da Coundamina, fa pareishe qu’aqueste aigue poaran garì quarque marautìa couma re aigue termale de Bagnoles-de-l’Orne e de Bride-les-Bains.
Ou primou dou mes da Madona 1937, un proujet de cahié de càrregue e de patou ese ’n efet remetù à ra cità de Mentan. Aquestou doucument stipula re coumbense de doue partìe : s’envisaja ra creacian d’una soucietà que vesserìa ent’a Vila de Mentan una prima fissa de 10 000 F. E una redevença proupourciounale dam’e rechete e tamben oubligacian d’embauchà de Mentounasque. Una demanda de scavament ese fourmulàia : à -10 -15m pèr gantà ra prima napa e anà à cercà re aigue termale à -80 m.
Ou 15 de San Jouan 1939, ou travalh de scavament coumença. En Aoust 1939, s’arriba fint à -60 ml (metre lineari de proufoundoù), e segound M. Pecker, stà encara 15ml pèr arribà fint à ra napa stimàia. Ma aquest’ann, ra moubilisacian e ra guerra destrahinan ou travalh.
En 1946, Pecker noun ha nan baishà u brasse ! Ra Munichipalità r’autourisa à repilhà ou travalh. Ma ou scavament ese stach chapinà da u Talià ! E ent’ aquelou moument, è difìchile d’empegnà un’empresa de scavament. En setembre 1947, ra counvencian ese remandàia.
En 1948, u proufessoù Lapape dou Coulégiou de França e Barlet da Sourbouna venan à Menton e stalan un labouratori perfeciounà pèr studià ra radiouatività de aigue à ra « Villa la Victoire ».
Ou travalh va repilhà. Ra counvencian nova prevede una soucietà aministrent re aigue dame re enstalacioù da Vila, una stacian termala que serìa stalàia sus’u terren da Vila (en piaça dou « Tennis Club » d’ancuhi). Se car encara trovà r’aiga minerala d’aboundença. Esista en fatou tante nape d’aquel’ aiga ente ou jass nitousou (à r’envirou de cinque nape).
Ou 27 de Jenarou 1948, r’Istitutou de Meteourroulougìa, Science e Climà counfirma r’esistença d’una napa à radiouatività variàbile, ourdinària à auta. Se aquela chifra devesse esse counfirmàia, serian propi un sourgent dame una radiouatività e de prouprietà capache de curà re pù rique de França, e pourrerìa esse groupàia dame re aigue minerale Luchon - La Bourboule. Acò arregarda una de cinque nape, re autre presentan que poc d’enteress…
Aloura es demandà de prossegue aquelu studi, de determinà, en fasent de scavamente au loung dou Bourig, ou percours e r’ourìgina d’aquesta napa…. E puhi ? Pu ren ! Re noaishe recerque s’arrestan ailì pèr manca d’arquiva !
Revirada Solange MONGONDRY


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