Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

Michel BRERO, un grand chanteur de charme à la française ; en mentounasc : Michel BRERO, un belou cantaire

Texte de J-C Volpi et revirada en mentounasc par S. Mongondry Barbéris
dimanche 3 octobre 2021 par Jean-Claude VOLPI, Solange MONGONDRY BARBERIS

Michel BRERO, un grand chanteur de charme à la française…
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Fils d’un vigneron piémontais, Michel Brero est né le 9 octobre 1909 à Verduno di Bra (Coni - Italie). Enfant de chœur, il chante déjà dans l’église du village. Après un court passage à Vintimille (hôtel Suisse), ses cousins Forchesio et la famille des pâtissiers Bessone l’accueillent en Principauté (1927). Ils le font engager comme commis de restaurant à l’hôtel Mirabeau. Avec sa première paye, il s’achète une guitare puis apprend à placer sa voix chez Adolphe Vergé à Beausoleil. Ensuite, il monte à Paris comme simple serveur. Il croise Édith Piaf (pas encore célèbre) ou la chanteuse Fréhel, à Nogent, qui est séduite dans une guinguette par son timbre vocal de chanteur des rues.
En 1932, il remporte le Grand Prix de la Chanson Française de Deauville avec sa chanson « Mamma ». Sa carrière est lancée. 1939, la France entre en guerre. Elle sollicite ’’ses étrangers’’. Michel n’est pas insensible au slogan « La France vous a accueilli, le moment est venu de lui prouver votre reconnaissance, engagez-vous ! ». Ce sera 7 ans au 1er Étranger de Cavalerie en Afrique du Nord. Il participe au débarquement de Provence (août 1945). 1946, démobilisé, il reste en Algérie. Il signe comme chanteur au célèbre casino de Canastrel (Oran) où l’orchestre est composé de 26 musiciens sous la baguette d’Aimé Barelli.
Michel Brero, devenu directeur artistique, y accueille Henri Salvador, Yves Montand, Juliette Gréco, Luis Mariano, Piaf et tant d’autres. Il y créé le cabaret « Le Lafayette » où il dispose de ses propres girls et d’un orchestre « Les Rythm’ Stars ». Vêtu d’un costume blanc, il est également guitariste solo.
Il rentre en France en 1957, choisit Menton où il rencontre Lily qui devient son épouse (29 avril 1958). 1961, Michel s’occupe des Colombières, un temps transformé en hôtel avec piscine et salon de thé. Le Casino municipal de Menton le recrute en 1963 comme impresario-maison pour donner du « punch » à la programmation. Les propriétaires du nouvel hôtel Viking l’engagent pour valoriser leur boite de nuit-discothèque (1967-1976).
Michel Brero devient directeur-artistique du « Henko-Club » au Casino de St-Raphaël, une décennie exceptionnelle de fêtes et paillettes (1977-1987). A l’heure de la retraite, il continue à se produire en simple tour de chant à Menton... parfois avec d’autres artistes mentonnais ou à la maison de retraite de Tende où il fait de courts séjours, les pensionnaires profitant de sa voix toujours merveilleuse. Parmi ses succès : « Mamma », « Les Lilas blancs », « Où es-tu mon Amour ? », « Tango des Amoureux », ou « Provence’ Bolero ». Michel Brero nous a quitté le 31 août 1995 à l’âge de 86 ans. Dans l’église du Sacré-Cœur, son cercueil est recouvert du drapeau national à titre militaire. Il est entouré des porte-drapeaux formant une haie d’honneur en présence des autorités municipales et une foule nombreuse. Pour s’envoler sur une portée de notes musicales, son ami Olivier Oliviero interprète un émouvant ’’Avé Maria’’ (sa chanson préférée) accompagné par l’organiste Jojo Torrelli.
J-C Volpi avec la collection de Georges Bessone
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Michel BRERO, un belou cantaire (1909-1995)
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Filh d’un vignairan piemountès, Michel Brero naishe ou 9 d’óutoubre 1909 à Verduno di Bra (Couni – Italia). Chergou, canta ja ent’ a guieijha dou paisoat. Apréss un passage à Ventimilha, u se cousì Forchesio e ra familha du pastissìe Bessone r’acuelhan en Prenchipoutà. Rou fan engajà couma garçan de restaurant à r’Oustà Mirabeau. Dame ra soua prima paga, se cata una quiterra puhi empara à siervì-se da soua vous da Adolphe Vergé à Bersourelh. En séguita, s’en va à Paris. Rescoantra Edith Piaf o ra cantusa Fréhel, à Nogent ent’ una beguda, qu’ese seducha da soua vous de cantaire de camì. 1932, elou gagna ou « Grand Prix de la Chanson Française » de Deauville dam’a soua cansan « Mamma ». Ra soua carriera ese asseguràia.
1939, ra França intra en guerra. Ela soulicita « u se strangìe ». Michel noun es ensensìbile à ra fourmula « Ra França vou ha aculhì, ese vengù ou moument de provà-ri ra voaisha recounoushença, engajé-vou ! ». Seran set anne ent’ ou Primou Strangìe de Cavalierìa en Africa dou Nord. Partichipa au desbarcament de Prouvença (aoust 1945). En 1946, desmoubilisà, elou stà en Algerìa. S’empegna couma cantahoù ent’ou chélebre casinò de Canastrel (Oran) douna r’ousquestra de 26 musicante dame Aimé Barelli couma chef. Michel Brero, deventà diretoù-artìsticou, acuelhe Henri Salvador, Yves Montand, Juliette Gréco, Luis Mariano, Piaf e tantu autre. Elou ha créà ra beveta « Le Lafayette » douna ha de « girls » propi per elou e un ourquestra « Les Rythm’Stars ». Viestì de bianc, ese tamben quiterrista soulista.
En 1957, dintra en França e cerne Mentan douna scoantra Lily que spouserà ou 29 d’abrì 1958. En 1961, Michel s’oucupa de Couroumbiere, trasfourmàie en oustà dame picina e saran de té. 1963, ou Casinò munichipale de Mentan rou recruta per dinamisà ra prougramacian. 1967/1976, u prouprietari de r’Oustà Viking nòu r’empegnan per valourisà ou sen stabiliment-de-nuech per scoutà ra mùsica, balà e béou. 1977/1987, Michel Brero deventa diretou-artìsticou dou « Henko-Club » per ou Casinò de San-Raféu, diejhe anne echeciounale de feste.
A r’oura da retreta, countùnia de cantà dame semplichità à Mentan … de vote dame d’autre artiste mentounasque o à ra Casa de Retreta de Tenda douna stà, d’en tant en tant, per poque temp. U pensiounari proufitan da soua vous sempre maravilhousa quoura canta « Mamma », « Les lilas blancs », « Où es-tu mon amour ? », « Tango des amoureux », o « Provence’ Bolero ».
Michel Brero mouhe ou 31 d’aoust 1995 à 86 anne. Ent’a guieijha dou Sacré-Coeur, ra soua caisha da moart ese cuberta da bandiera naciounale per tìtoulou militari. Ese envirounà de poarta-bandiere que fan una firagna d’óunoù en prersença de autourità munichipale e de pran de moundou. Per ra soua partença en mùsica, ou sen amig Olivier Oliviero canta un coumouvent « Ave Maria » acoumpagnà da r’ourganista Jojo Torelli.
Revirada Solange Mongondry Barbéris (SAHM)


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