Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

« Couroù d’autoun », un texte en Mentounasc de Mauri Osicki-Ampolini

avec le texte en français (Couleurs d’automne)
mardi 16 novembre 2021 par Mauri OSICKI - AMPOLINI

COUROÙ D’AUTOUN
Ou chelou es encara ben blu mà ra caroù scarmassa de r’estade s’ese ‘n anacha, mielh aishì. A natura se muha de couroù vive, ese ben r’autoun qu’es arribà. E ribe du camì san engarnìe de fioù jaune de nasca, erbàia d’aquele fuelhe que san pegouse mà han ra prouprietà d’atirà rou cairan. U paramù de quarque jardì que san cuberte de lambrusca entrahinan à cerne una roba roussa qu’ou sourelh enfiama coura se pausa dessoubre. Sus’e pèndite da mountagna se pouhe vé de taque rousse quarque vote jaune, san de sourbiére pran apreciàie du aucele. Dintr’u jardì, u agrume,encara verde, se métan un poc de couroù dame u limoù, e mandarine e ru pourtougale. U aurevìe, elu tamben, se fan remarcà dame toute aquelu milante pounche negre sus’u se fuelhage grise. E vise, desviestìe de tout ou rasim, pitan e soue fuelhe, brune, jaune o aloura rousse. Mà ou pu belou ese r’erbou du kakì. Coura tout’ e soue fruche gustouse san stache culhìe, un spetàcoulou arriba : e fuelhe verde scure se marmourisan, poc à poc, de jaun, de rouss, noun se pouhe trovà-n’en doue istesse, sempre pu belle. E cour’a leventada sbate re soue branque, e fuelhe crouhan pèr remourinà puhi se pausan en terra pèr fà un tapiss de couroù maravilhouse. A vila tamben mousha ra venguha de r’autoun : u parmourìe se garnishan de pàrmoure loungue, piene de tante fiourete scaijhi bianque. U calitusse se muhan de milhe de fioù pichounete, bianque tamben mà pran audourante. Ou sourelh, tamben elou, intra ent’ou jueg. Ese stanc d’avé caminejà, tout r’estade, en aut dou chelou, aloura en proufita pèr issà-se pu tardi e pèr tramountà pu tost.
Poc à poc, a natura s’encamina pèr r’envern, stajan que nou fa asperà, dame piejhé, a primavera douna tout renaisherà.
Revirada de Mauri Osicki - Ampolini
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« COULEURS D’AUTOMNE »
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Le ciel est toujours bleu mais la chaleur étouffante de l’été nous a abandonnés ce qui n’est pas désagréable ! La nature change de couleurs, c’est bien l’automne qui s’installe. Les bordures des chemins sont garnies de fleurs jaunes, celles de l’inule visqueuse, mauvaise herbe dont les feuilles sont collantes mais qui a l’avantage d’attirer la mouche de l’olivier. Les murs et les clôtures de certaines propriétés qui sont couverts de vigne vierge commencent à se choisir une robe rouge que le soleil enflamme en se posant dessus. Sur les pentes des montagnes proches on aperçoit des taches rouges ou parfois jaunes, ce sont les sorbiers des oiseleurs couverts de sorbes très lumineuses et appréciées des oiseaux. Dans les jardins, les agrumes bien que toujours vert mettent une petite touche en parsemant leur feuillage de taches jaunes ou orange, les citrons, mandarines et oranges se préparent. Les oliviers, eux aussi, tiennent à se faire remarquer, leurs feuillages gris se teintent de milliers de points noirs. Les vignes allégées de leurs raisins colorent leurs feuilles de différents tons, certains ceps ont des feuilles brunes, d’autres jaunes et quelques fois un rouge intense surgit au fond de l’allée. Mais le plus spectaculaire est le plaqueminier dont les couleurs de ses fruits, les kakis, vont du vert à l’orange vif en passant par différents tons de jaune. Et lorsque nous avons dépouillé cet arbre de tous ses fruits délicieux, le vrai spectacle arrive : les feuilles couleur vert foncé commencent à se marbrer de jaune, de rouge pour laisser partir, petit à petit, la couleur verte. Il n’y en a pas deux de semblables, l’une plus belle que l’autre. Et lorsque le vent d’est se met à secouer ses branches, les feuilles se décrochent, une à une, pour tourbillonner dans l’air et former, en tombant sur le sol, un merveilleux tapis de couleurs. C’est tellement joli que nous attendons le plus tard possible pour ratisser ces feuilles, c’est en général la pluie qui arrive au début du mois de décembre qui déclenche le nettoyage. En ville aussi l’automne met son petit coup de pinceau, les couleurs sont discrètes mais délicates : les palmiers se garnissent de longues branches de fleurs crèmes, qui donneront plus tard des dattes mais elles ne sont pas comestibles, pas assez de soleil bien chaud pour les amener à maturité. Certaines variétés d’eucalyptus se parent de milliers de petites fleurs blanches très odorantes et recherchées pour cette qualité. Le soleil tient, lui aussi, a être de la partie, il est fatigué d’avoir voyagé haut dans le ciel pendant tout l’été, alors maintenant il se repose un peu, en se levant plus tard et en se couchant plus tôt, ses rayons colorent les pierres des bâtiments d’une lumière plus chaude qu’auparavant, c’est l’époque pour faire de belles photos !
Petit à petit, la nature va se préparer pour l’hiver, saison que l’on n’aime pas toujours car rude parfois mais qui ne doit pas être triste car nous savons qu’après l’hiver vient le printemps où tout va renaitre !
Mauri Osicki-Ampolini


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