Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

Promenade dans la vallée du Careï d’autrefois… par Olivier Oliviero

Una vota… ent’ou Careï, la revirada de Jean-Louis Caserio
lundi 14 mars 2022

PROMENADE DANS LA VALLÉE DU CAREÏ D’AUTREFOIS…
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Autrefois, La vallée du Careï, surnommée la vallée du froid, était la banlieue de Menton : il n’y avait que des maisons de campagne, quelques fabriques de pâtes alimentaires (les maisons Sassi et Maulandi), une fabrique de carrelage, les Etablissements Gazzaniga où j’ai travaillé 35 ans, et puis, il y avait les prés où j’ai joué au football, où se trouve maintenant l’école du Careï.
On a du mal à imaginer aujourd’hui qu’il y avait même un troupeau de vaches qui venaient paître tous les matins dans cette prairie. Un jour, la personne qui les gardait fut tuée par une voiture alors qu’elle traversait la route pour aller boire un café à la buvette « chez Nini ». Sans maître, les pauvres bêtes furent conduites à l’abattoir de la vallée du Fossan.
Un berger et ses moutons fréquentaient les berges herbeuses en remontant vers Castillon alors que les lavandières lavaient leur linge dans le vallon et le séchaient à proximité. Une simple planche permettait de franchir le cours d’eau où l’on attrapait les anguilles à pleines mains. Et les pêcheurs taquinaient les truites durant les quelques mois où coulait de l’eau en abondance dans le torrent.
Mais je voudrais vous parler de mes ânes. Certains riverains se sont plaints que les ânes les dérangeaient lorsqu’ils les entendaient braire. Je leur fis remarquer que mes ânes, on ne les entend que quelques secondes par jour alors que les milliers de véhicules qui passent sur la route, c’est toute la journée qu’on les entend, du matin au soir. Ils m’ont répondu : « Mais vous comprenez, les voitures, c’est en permanence, on s’habitue, tandis que vos ânes, c’est de temps en temps, et ça nous perturbe ! »
Mais que ces personnes se rassurent, j’ai trouvé la solution : je vais apprendre à mes ânes à braire toute la journée. Comme cela, ils ne les dérangeront plus !
Olivier OLIVIERO (2012)
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UNA VOTA… ENT’OU CAREÏ
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Dou temp que Berta firava, ou ver de Caréi, soubrenoumà a valada dou fréi, era ou relarg de Mentan : n’i era que de case de campagna, quarque fàbrique de paste (Sassi e Maulandi), una fàbrica de mahoù, Gazzaniga, douna ai travalhà 35 anne, e puhi, i era una béla pianura douna se jugava dou balan, douna i ese ahura à scora dou Caréi.
I era tamben un strop de vaque que venìan pasturà tout’ e matì ent’aquesta pianura erbousa. Un jorn, ou garda-vaque que s’anava pilhà un café da Nini ese stach massà per ‘na vatura. Sensa mestre, e paure bèstie san stache menàie dou masé dou Foussan. Difìchile d’imaginà-se tout acò !
Un pastre dam’u se moutoù pasturavan s’e ribe dou valan en moutent à Castilhan en tant que bugahiére lavavan ou linge e rou fasìan secà à dou passe d’aquì. Una piancha permetìa de passà d’un cousta à l’autre dou valan douna se chapava e anguilhe dam’e ma. U pescahoù de cana provavan de pescà e trelhe coura r’aiga era pran aboundenta.
Ahura, vou parlou un poc de mìe saume. Quarque persoune m’an telefounà per se plagne qu’u ase bramavan. I ai dich qu’aquele bèstie ralhavan quarque segounde per jorn aloura qu’una milantana de vature que passan s’ou camen fan mài de bourdelou. M’an respoundù, que ou remou de vature ese ‘na loungagna, e u ralhe du ase, nan. Aloura, ai trovà una boana soulucian ; i ai respoundù ent’aquelou gentum : vagou emparà ent’u me ase de bramà tout ou jorn. Coum’ acò, nou’ destrahineran pu nushen !
Revirada Jean-Louis Caserio, Félibre Majoral


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