Société d’art et d’Histoire du Mentonnais
LE COIN DU MENTOUNASC DANS NICE-MATIN

UN AUTOMNE APRÈS UN ÉTÉ TROP CHAUD.

mardi 8 novembre 2022 par Mauri OSICKI - AMPOLINI

UN AUTOMNE APRÈS UN ÉTÉ TROP CHAUD
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A la fin de l’été l’état du jardin n’est pas très brillant. En effet, la pluie a fait défaut et nous avons été privés d’eau pour arroser le jardin. Promenons-nous et observons les conséquences, les dégâts même de cette forte chaleur sans eau.
Le sol poussiéreux se craquèle par endroit ; un vieux mur en pierre sèche, fait avec des pierres de sable, a triste mine avec ses pierres usées par le vent qui se déchaussent et semblent prêtes à tomber, pas d’herbe pour les retenir.
Le feuillage des agrumes est tout recroquevillé, parfois marron et bientôt une partie sera sur le sol pour épaissir ce tapis de feuilles mortes. Presque tout le jardin est jonché de ces feuilles sèches qui craquent lorsqu’on marche dessus. Quel manque de discrétion lorsqu’on se promène, impossible d’approcher les oiseaux sans les faire fuir ! Une grande tache brune attire notre attention : hélas, c’est un abricotier qui nous a abandonné en huit jours, comme ce petit figuier d’ailleurs qui n’a pas supporté les rayons brulants du soleil du mois de juillet. De même, une jolie bouture de lavande, épanouie au printemps, n’a pas eu la force d’accueillir le mois d’août. Une petite fougère Capillaire, toujours fidèle dans ce coin de mur, n’a pas réussi cette année à nous montrer sa chevelure, Vénus l’a gardée pour elle ! Et combien d’autres petites plantes se sont desséchées, malheureusement ! C’est le cas des plantes grasses, elles n’ont pas été épargnées, au contraire. Un coup de vieux a soufflé sur ce petit coin garni de différentes variétés. Des rides sont apparues sur les grandes feuilles, en particulier, les plus petites sont toutes fripées sur des branches dégarnies et même pas une petite tâche verte au bout pour nous dire « Il y a encore de la vie mais il nous faut un peu d’eau ! Où est la pluie ? ». Pas un brin d’herbe pour leur offrir un peu d’ombre, seulement quelques touffes d’une herbe jaune, bien sèche. Arriverions-nous à regretter les mauvaises herbes ? Presque ! Cela donnait un peu de verdure et de fraîcheur aussi bien aux plantes qu’à nous. Le climat a vraiment changé.
Les fleurs d’Amaryllis-Belladone ont été longues à sortir de terre, trois semaines de retard par rapport aux années précédentes. L’eau de cuisine dont elles ont bénéficié leur a permis de survivre. Leur couleur rose colore à nouveau le bord du mur, elles sont moins hautes que les années auparavant, mais le doux parfum de ces fleurs en entonnoir est revenu et le soir cette discrète odeur de vanille rappelle leur présence.
Un peu de pluie est tombée il y a quelques jours, à la grande joie des plantes et des arbres qui ont ouvert leurs feuilles pour recevoir cette bénédiction. Hélas cette brièveté de l’eau du ciel n’a pas rassasié les plantes, loin de là, seulement un nettoyage des feuilles qui ont été dépoussiérées, c’est toujours cela mais…Sous les gros arbres le sol n’était même mouillé. Une envie s’est fait ressentir dans le jardin, un appétit qui, hélas ! n’a pas été comblé.
Nous attendons la pluie avec impatience et même avec avidité mais attention, nous voulons bien de l’eau mais pas un déluge. (Proverbe espagnol, 1859)
Mauri Osicki-Ampolini
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ESTADE TROP CAUD, SECARESSA BRUTA !
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Ahù que r’estade se mete darraire de nautre, gardeent rou jarden pourema vé que n’ese belou. A pioja n’a pa voushù venì e r’aiga ese stacha restregnùa. Anema un poc à vé u danne causà da ‘sta caroù sensa aiga.
Ou solou poussierous se craquela ; un maijhìe vielh dame re soue peire fruste prounte da toumbà sensa un’erba pèr retenì-re. E fuelhe du limounìe san ratatinàie e da poc van à crouà pèr engrandì aquelou tapiss que spantega ou solou. Coura se camina su, n’i ese pa de descrecian, tout ou moundou vou sente arribà soubretout u aucele. Un abricoutìe s’ ese n-anach ente 8 jorne coum’aquela figuiereta que noun ha supourtà u ralhoù brujhente dou sourelh dou mes de Madarena. Una fieuseta, sempre fedele ent’aquelou cant n’ha voushù nan moushà ra soua cabelhina, Venus r’ha gardàia pèr ela. E tante piante se san dessecàie : una broca de revèndoura, e piante grasse se san rugàie. Ou jarden se lamenta « un poc d’aiga pèr vive ! doun’es’a pioja, nou ha scourdà ! »
E fioù d’Amaryllis san sourtìe da terra dame 3 semane de retarz ; han survecù dame r’aiga da cousina qu’i avema metù. A couroù rosa ese torna sus’a bounda e ra doussa audoù de vanilha nou fà n’avisà a presença d’aquele fioù.
Asperema ra pioja dame ‘na granna empaciença e scaijhi dam’engourdìcia mà atencian vourema d’aiga sensa avé un deluvi.

Mauri Osicki-Ampolini


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